Ouverture de mur porteur

IPN sur mur porteur ou linteau béton ?

Les deux tiennent la charge. Ce qui les départage, c'est votre mur : sa portée, la hauteur disponible et sa nature.

  • Relevé sur placeavant de choisir la solution
  • Calcul de structurepour chaque ouverture
  • Étaiement et posepar nos équipes
Linteau béton armé coffré et ferraillé au-dessus d'une future ouverture, étais en place

La réponse courte

Le béton quand la place le permet, l'acier quand elle manque

  1. Parpaing ou brique · de la hauteur au-dessus · portée couranteBLinteau béton armé coulé en placeEn général la solution la plus propre et la plus durable.
  2. Grande portée · hauteur comptée · remise en charge rapideAProfilé acierIl reprend la charge sur une faible hauteur, dès la pose.
  3. Mur en pierre ou en grès?Ça se décide sur placeAprès sondage du mur, parfois avec une solution mixte.

Le comparatif

Acier ou béton : où chacun prend l'avantage

Profilé acier posé dans la saignée d'un mur porteur, calé au mortier, étai en place

AProfilé acierIPN, IPE, HEA, HEB

  • PortéeLes grandes ouvertures, jusqu'aux murs traversants
  • HauteurUne faible retombée, précieuse sous un plafond bas
  • DélaiEn charge dès la pose et le calage
Coffrage bois d'un linteau béton armé, ferraillage visible avant coulage, étais en place

BLinteau béton armécoulé en place

  • LiaisonSolidaire de la maçonnerie, d'un seul bloc
  • Mur irrégulierIl épouse la forme réelle du mur
  • FinitionIl s'enduit directement, comme le mur

Des tendances de rénovation courante, pas un dimensionnement : la solution se fixe après le relevé sur site et la descente de charges.

Mur ancien en grès ouvert par passes alternées : étais, bastaings de reprise et dés d'appui en béton
Passes alternées · 1 · 3 · 5 puis 2 · 4

Cas particulier

Le mur en pierre : on ne l'ouvre jamais d'un seul tenant

Un mur en pierre n'a ni épaisseur constante ni résistance homogène. On l'ouvre par passes alternées, en gardant toujours une partie du mur en charge jusqu'à la pose de l'ouvrage définitif.

  • Sondage d'abordUne fissure existante ou un linteau bois d'origine change la lecture du chantier.
  • Mur épaisLe béton coulé en place a souvent l'avantage : il remplit toute la section.
  • Mur hétérogèneSolution mixte : un profilé acier sur des dés d'appui en béton armé coulés dans le mur.
Ouvrir un mur en pierre ou en grès

Le calcul

Ce que dit le calcul de structure, du plancher à la fondation

Le choix se fait sur le chantier, mais il se valide sur la descente de charges : ce que le mur porte vraiment, avant de décider comment le franchir.

Aucune section de poutre ne se donne au téléphone, ni à partir d'une photo.

Faire étudier mon ouverture
  1. 01Ce que le mur porte au-dessus

    Maçonnerie, planchers, cloisons des étages, le toit, puis les charges d'exploitation. Dans le Bas-Rhin s'ajoute le contreventement : 464 des 514 communes sont en zone de sismicité modérée.

  2. 02La flèche admissible

    Une poutre ne doit pas seulement tenir, elle ne doit pas trop se déformer : cloisons fissurées, portes coincées. Ce critère commande souvent le profil.

  3. 03Les appuis

    Toute la charge passe par les deux extrémités : longueur d'appui, nature de la maçonnerie, dés d'appui en béton armé. Un appui sous-dimensionné poinçonne le mur.

  4. 04Ce qui descend jusqu'en fondation

    Une charge reportée continue de descendre. Un appui neuf en périphérie descend sous la profondeur hors gel du Bas-Rhin, 80 cm.

  5. 05L'étaiement provisoire

    Avant toute démolition, la charge est reprise par un étaiement dimensionné et réparti. Il se calcule, il ne s'improvise pas.

  6. 06La pose de l'IPN : appuis, calage, scellement

    L'appui de la poutre est préparé par un sommier béton ou une platine, puis calé et maté avant le désétaiement.

Signes d'alerte

Les erreurs qu'on vient réparer

Cinq défauts que nous retrouvons sur des ouvertures faites sans méthode. Ils apparaissent souvent des mois après la fin du chantier.

Fissure en diagonale partant de l'angle haut d'une ouverture dans un mur enduit
  • Fissure en diagonale dans l'angleUn appui trop court

    La poutre poinçonne la maçonnerie qui la reçoit ; la fissure arrive des mois après.

  • Fissures qui se rouvrentUn étaiement insuffisant ou retiré trop tôt

    La structure descend de quelques millimètres pendant les travaux et ne remonte jamais.

  • Fissure au-dessus de la poutreUne poutre posée sans calage

    La charge ne passe pas dans la poutre : le mur travaille seul, jusqu'à ce qu'il cède un peu.

  • Tassement d'un pan de murToute la largeur ouverte d'un coup sur un mur ancien

    Les passes alternées existent pour éviter ça.

  • Désordre au niveau du dessousCe qui se passe sous l'appui a été oublié

    La charge descend jusqu'à la fondation : sans vérification, le problème change d'étage.

Questions fréquentes

Ce qu'on nous demande sur l'acier et le béton

Six réponses courtes, avec les faits qui comptent. Le reste se décide chez vous, lors du relevé.

Poser ma question
  • Les deux tiennent la charge. Le linteau béton armé coulé en place convient quand la hauteur de retombée est disponible et que la maçonnerie est régulière. Le profilé acier s'impose quand la portée est grande, que la hauteur sous plancher est comptée ou que la structure doit être remise en charge tout de suite. Le choix se valide sur la descente de charges, pas sur une préférence.

  • Ce sont quatre profilés d'acier. L'IPN a des ailes inclinées, l'IPE des ailes parallèles plus fines, les HEA et HEB des ailes larges qui reprennent davantage de charge à hauteur égale, le HEB étant le plus massif. En rénovation, le mot IPN est resté dans le langage courant, mais le profil réellement posé est le plus souvent un HEA ou un HEB.

  • Un IPN ne se « fixe » pas, il repose : ses deux extrémités prennent appui sur des sommiers en béton ou des platines, sur une longueur d'appui fixée par la note de calcul, puis la poutre est calée et le jeu est maté au mortier sans retrait avant de retirer les étais. La longueur d'appui dépend de la charge et du matériau du mur : c'est le bureau d'études qui la donne, pas une règle générale.

  • Aucun tableau sérieux ne la donne à partir de la seule largeur. La section vient de la charge reprise (un plancher, ou un étage et une charpente), de la portée et de la hauteur disponible sous plancher ; pour 4 m sous un étage, le profilé n'a rien à voir avec celui d'une ouverture sous une simple dalle. Le calcul est fait par le bureau d'études structure.

  • Oui, à condition de travailler en sous-œuvre par passes alternées, sans jamais dégager toute la largeur d'un coup. Un mur en pierre n'a ni épaisseur constante ni résistance homogène : il est sondé avant. Selon le cas, on retient un linteau béton coulé en place ou un profilé acier posé sur des dés d'appui en béton armé.

  • Un mur porteur assure aussi le contreventement, la stabilité de la maison face aux efforts horizontaux. 464 des 514 communes du Bas-Rhin sont en zone de sismicité modérée, la zone 3, et la réglementation parasismique s'applique en maison individuelle pour les permis déposés depuis le 1er mai 2011. Une ouverture large doit donc compenser la perte de contreventement, par des chaînages ou des poteaux d'about prévus au calcul.

Réalisations

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Chaque chantier présenté ici a été mené par ZM Génie Civil, de l'implantation à la structure finie, du logement collectif à la maison individuelle.

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Faire étudier votre ouverture

Décrivez votre mur et nous revenons vers vous pour organiser un relevé sur site. La visite permet d'identifier la nature du mur, ce qu'il porte, la hauteur disponible au-dessus de l'ouverture, et de vous dire laquelle des deux solutions est adaptée à votre cas. Partout en Alsace, depuis Haguenau.

  • Votre demande est étudiée par l'interlocuteur qui suivra ensuite votre chantier.
  • ZM Génie Civil · 3 rue Maurice Koechlin, 67500 Haguenau · 06 98 27 01 06
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